Quelles étaient jolies nos réclames… On était encore loin de toute la terminologie employée de nos jours. Les bouteilles dessinées avaient beaucoup de charme.

Sur ce dépliant de la maison de champagne Carteron, on peut remarquer que les expéditions se faisaient pour la France entière et… la Belgique. Les plaques de muselet n’étaient pas loin… Leur manière de montrer leur savoir faire : les médailles récoltées dans les expositions universelles. Cette fois encore on peut y lire les villes de Paris, Liège et Bruxelles. Quant aux appellations utilisées, on y trouve presque de la poésie : “Infaillible champagne”, “carte Prince de Galles”. Les vins doux et demi-sec plaisaient beaucoup. Pour ma part je me souviens que ma grand-mère ne buvait que du demi-sec.

Un simple  prospectus de la maison Faubert, mais qui proposait l’essentiel. On trouvait également beaucoup d’appellations avec le terme “mousseux”. De nos jour la différence, entre le champagne et le “mousseux” est importante.

Je me souviens avoir interpelé sur un marché, il y a quelques années, un marchand de vin de Loire et lui avoir demandé s’il avait des capsules de mousseux (car j’étais alors collectionneur). Ce brave homme m’a regardé avec un air presque dédaigneux et m’a répondu ” je ne vends pas du mousseux, monsieur, mais du crémant !”. Vous imaginez bien qu’à partir de là, la moindre capsule qu’il aurait détenu ne me serait pas offerte gracieusement.

 

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